Amnésie ou mensonge ?

Conseil municipal d’Etampes du 17 février 2010

Séance des questions orales

 

En limitant dans sa réponse à la question posée sur le patrimoine étampois, le nombre des réalisations de l’ancienne municipalité à une seule : la restauration du portail sud de l’église Notre Dame, Monsieur Maitre, adjoint à la culture, n’a démontré qu’une chose, il fait preuve d’une sélectivité mémorielle bassement partisane.

Lui qui a accès à toutes les archives de la ville ne peut en effet ignorer l’ampleur des réalisations de l’ancienne municipalité, à savoir :

En 1977, l’acquisition pour la ville, de l’hôtel Diane de Poitiers.

EN 1981, l’aménagement de la rue de la juiverie en voie piétonne.

En 1985-1986 la réfection de la bibliothèque municipale.

En 1986, la réfection des vitraux de l’église Saint-Martin.

Jusqu’en 1988, les fouilles (d’importance nationale) du site du palais royal.

En 1988, la restauration du portail royal de l’église Notre-Dame.

En 1988-1989, l’extension de la promenade des Portereaux jusqu’à la rue de Saclas.

En 1992, la réfection du pont dorée et de la rue.

En 1994, la restauration des façades de l’hôtel Anne de Pisseleu et le pavement de sa cour. Le lancement de la troisième tranche de restauration des orgues de la collégiale Notre-Dame. La remise en peinture des locaux du musée.

Encore, ne s’agit-il là que des principales réalisations.

 

Si de son côté, l’actuelle municipalité a, à son actif un certain nombre de réalisations qu’il était nécessaire de mettre en œuvre, elle traîne aussi derrière elle bien des boulets dont les étampois font aujourd’hui et pour encore longtemps, les frais.

Nous voulons parler en particulier de la disparition de plus de 80% du patrimoine pavé étampois, du renoncement à tout projet de sauvegarde d’urgence du portail byzantin de l’église Saint Basile, de l’abandon ayant conduit à la destruction de l’ancien hôpital avec le vol des boiseries, la mise à sac de la chapelle, le vol de la cloche, l’affaissement des planchers du aux infiltrations.

Il faut noter aussi l’abandon de tous les projets de restauration ou culturels autour de la tour de Guinette. Remarquons à ce sujet, selon un rapport transmis au maire à l’époque, qu’en ouvrant les dimanches d’été, l’association des Amis du Château Royal d’Etampes (ACRE) recevait plus de visiteurs que le musée de la ville dans toute l’année. Et encore ne parlons nous pas de la mise aux oubliettes des travaux réalisés en coopération avec des chercheurs de l’université de Bordeaux et qui avaient permis la localisation des différentes enceintes du château.

Enfin, le rétablissement de la porte Bressault dans un contexte incongru et l’aberration architecturale que représente le projet immobilier sur le site de l’ancien hôpital confirme cette intention de « paraître » sans autre préoccupation du passé historique de la ville.

Il est regrettable que Monsieur Maitre, que nous croyons par ailleurs être un homme cultivé se prête à ce genre de mascarade lors des conseils municipaux où la séance des questions écrites et orales est systématiquement détournée de son but par le maire au point de ressembler à un “théâtre de guignol” dont le scénario immuable opposerait la gentille marionnette lyonnaise aux vilains Gnafron de l’opposition.

 

La sérénité des débats si chère à Monsieur Marlin devrait donc commencer par un minimum d’honnêteté intellectuelle de la part de la majorité municipale. Nous devons, à notre plus grand regret, constater qu’il s’agit là d’une notion qui lui fait de plus en plus cruellement défaut

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