Bonnet d’âne à ceux qui veulent tuer l’école !

Dans sa frénésie de réduction des dépenses publiques, le gouvernement Fillon s’obstine à vouloir réduire toujours plus, le nombre de fonctionnaires sans se soucier le moins du monde des répercussions sur notre modèle social aujourd’hui menacé de disparition.

Pour tenir son engagement du non-remplacement d’un professeur sur deux partant à la retraite, il prévoit à nouveau la suppression de 16 000 postes dans l’Éducation nationale pour 2011.

Ce sont ainsi 90 000 postes qui ont disparu dans nos écoles, collèges, lycées depuis 2003. En fait, la seule difficulté pour Luc Chatel, notre ministre en titre, c’est de trouver où supprimer ces postes.

Alors, tout y passe : des RASED aux psychologues scolaires en passant par la réduction drastique du nombre des intervenants en langues étrangères ou l’augmentation du nombre d’élèves par classe dans le but « d’économiser » des enseignants, quitte à avoir recours aux étudiants vacataires.

A aucun moment l’intérêt des élèves ou l’amélioration du fonctionnement de l’école ne semblent faire partie des préoccupations du ministre.

Dans la circonscription d’Etampes, certains intervenants en Anglais ont déjà reçu de l’inspection académique, un courrier en recommandé les invitant à se rapprocher de Pôle emploi, leur contrat n’étant pas renouvelé à la rentrée prochaine. Châlo-Saint-Mars, Ormoy-la-rivière et Pussay se retrouveront donc sans intervenant en septembre, sans que nous ayons la moindre information sur les mesures envisagées pour assurer la continuité de l’apprentissage des langues dans ces villages.

Profondément attachés au modèle républicain d’une école publique laïque, émancipatrice et garante de l’égalité de tous les enfants, nous ne pouvons accepter une telle marque de dédain envers les enseignants, les enfants et les parents d’élèves.

Nous demandons au ministre et à l’inspection académique, de renoncer à ces mesures iniques en rétablissant sans délai ces postes. Nous demandons en outre, la fin du financement des écoles privées sous contrat par les collectivités territoriales, les fonds étant réaffectés au développement de l’école publique.

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