Discours des élus d’Etampes Solidaire, voeux 2011

Mesdames et  Messieurs,

Chers amis,

 

Bienvenue à toutes et à tous. Au nom des élus d’Étampes Solidaire, nous vous adressons  nos vœux les meilleurs pour cette année 2011. Qu’elle apporte à chacune et chacun toutes les satisfactions personnelles, familiales et professionnelles qu’il désire.

Ces vœux, que nous vous adressons en toute sincérité, c’est ce que nous avons l’habitude de nous souhaiter les uns, les autres.

Mais, nous savons aussi la distance qui existe parfois entre des vœux formulés et les réalités vécues. Nous savons à quel point nos espoirs peuvent être contrariés par ces ailleurs et ces partout où des décisions se prennent sans que jamais nous soyons consultés.

Et à cet égard l’année 2010 restera dans nos mémoires tristement « riche » d’expériences, par ce que nous avons vécu comme élus mais aussi comme citoyens.

Nous pensons bien sûr au marché du centre ville qu’il nous a fallu sortir du secret du cabinet du maire pour le mettre dans les mains de la population qui avait cru, un temps, que la mesure était provisoire. Cela fait maintenant plus de six mois que nous interrogeons sans relâche la majorité municipale sur ses intentions réelles. Que nous lui demandons, non pas en notre nom mais en celui de la collectivité qui l’a exprimé en signant massivement la pétition que nous leur avons proposée, de rétablir ce marché l’après midi. Six mois qu’elle tergiverse contre la volonté des habitants, des commerçants, des forains. Six mois qu’elle tente d’opposer les uns aux autres.

De même, alors qu’un grand nombre de villes se prononcent pour un retour en régie publique de l’eau, avec le plus souvent un bénéfice important pour les habitants, tant en terme de prix que de qualité, alors que nous avons démonté tous les arguments tendant à prouver le contraire, le maire, avec sa majorité silencieuse et obéissante,  reconduisent le délégataire.

Nous, nos services publics, on y tient !

Nous ici nous ne voulons plus que l’eau alimente le robinet à dividendes des multinationales du secteur.

Bien commun de l’humanité elle est, bien commun elle doit le redevenir en étant soustraite aux appétits du privé !

Nos amis de l’Agglomération des Lacs de l’Essonne ont eu l’audace du retour à la régie publique. Déjà ils ont fait baisser la facture de 20% pour les usagers.

Au nom de quoi ce qui a été fait là bas ne pourrait pas l’être ici ?

Il y a aussi la démocratie locale qui, à l’image des bâches de l’ancien hôpital, cache une réalité bien miséreuse. « Conseil de quartiers » vous dit-on. Démocratie, concertation, construction, réflexion, partagé, dialogue… toute la panoplie des mots du dictionnaire politicard est là. Pourtant, nous ne connaissons toujours pas le nom, ni même le nombre des  membres des Conseils de quartier, les décisions qui y sont prises, pas plus que la forme des débats.

Et certains d’entre-vous ici savent, pour avoir essuyé un refus, la difficulté, pour ne pas dire l’impossibilité de les intégrer.

C’est ça la réalité et vu comme ça, il faut bien le reconnaître, ça ressemble plus à une extension de la mairie, chargée d’être ses yeux et ses oreilles, qu’à une émanation de la démocratie locale. Franck Marlin ne comprend pas les aspirations profondes des citoyens, pire, il les ignore. Où sont les espaces de libres échanges et de concertation quand il faut obligatoirement s’inviter comme nous l’avons fait, en nous imposant, pour prendre part à la vie municipale ?

Il y a enfin ces projets, construits en hâte et en catimini qu’on nous fait voter un 30 août dans la précipitation alors que le maire lui, a manqué tout les conseils municipaux depuis le mois de mars et qu’il continuera à les bouder jusqu’au mois de décembre. Sans doute, pensait-il que dans le geste habile du manipulateur, on ne verrait pas « le truc » !

Eh ben si on l’a vu, le truc ! Un projet bâclé dont les financements, dans la délibération qui nous a été proposée, se résumait dans un tableau à deux lignes : une ligne emprunt et une ligne impôts.

Et dans les deux cas, ce sont les Étampois qui paient.

Eh bien non, il fallait qu’on fasse éclater ce dossier ni fait ni à faire, dénoncer cette accumulation d’incompétences de la part des élus de la majorité. Les contraindre à aller chercher les subventions pour que cette école voie le jour sans mettre à genoux les finances de la ville.

Nous l’avons fait sous une pluie de critiques, de mensonges, d’insultes et de tracts anonymes qui s’est soudainement abattue sur nous.

En tous cas c’est bien la preuve que Franck Marlin et sa majorité  nous considèrent comme des sous citoyens, des élus de bas étages.

Ils ne nous apprécient que résignés.

Ils veulent nous inculquer l’esprit de soumission.

Eh bien cet esprit-là, nous le refusons. Le nôtre c’est celui de la révolte face aux injustices, celui de la parole face aux non-dits, celui du dialogue face à l’autoritarisme. C’est la  culture de toutes les valeurs de solidarité. Même si c’est difficile à faire vivre et même si on se trompe parfois.

Ici et avec votre aide, nous construirons, pas à pas, une nouvelle manière de concevoir le rôle des élus.

Il est vrai que si nous faisions comme à peu près partout, ce serait souvent plus facile de tenir notre rôle d’opposants et surtout plus confortable.

Nous avons pu en faire l’expérience encore hier, lors de la présentation des vœux au personnel communal où le petit gesticulateur de service n’a pu s’empêcher de faire son show. Il reste que si la cabale était au rendez-vous, le personnel était plus réservé. Comme si la conscience d’un après Marlin se dessinait déjà à l’horizon.

Nous, notre passion, c’est d’aller toujours plus loin avec vous, pour que dans la moindre avancée obtenue, chacun y trouve des raisons pour  reprendre confiance dans ses propres capacités à bousculer la vie comme elle va.

Mais, est-il besoin de le rappeler : nous ne sommes pas seuls ici, à Étampes à nous battre pour donner un pouls à nos aspirations, la citoyenneté vit, contre vents et marées, grâce à la volonté et surtout la ténacité de quelques unes et de quelques uns.

La démonstration grandeur nature en a été faite par des citoyens, le plus souvent non encartés dans des partis politiques ou des organisations syndicales, qui sont allés devant la mairie pour dire NON, nous ne sommes pas d’accord avec la réforme des retraites. Non, Monsieur le député, nous n’acceptons pas que vous l’ayez votée. Vous nous avez trompés, vous êtes élu pour porter la voix du peuple,  le peuple n’en voulait pas! Vous nous avez trahis !

Nous pensons aussi à celles et ceux qui se rassemblent chaque mois, au square des droits de l’Homme, en soutien aux sans papiers. 33 mois maintenant que ces rassemblements ont lieu. Alors bien sûr, on peut penser que ça ne change rien. Mais est-ce que ça n’est pas important de ne pas laisser le silence retomber sur ces questions, de bousculer ne serait-ce qu’un peu la conscience du chaland qui va au marché.

Est-il vraiment dérisoire de rappeler au député maire qui voit d’un mauvais œil cet attroupement sous ses fenêtres, que la politique qu’il soutien n’est pas juste ?

Alors peu importe la forme ! Nous serons dans deux semaines au rendez-vous du 34e cercle de silence à Étampes.

 

Nous voulons encore évoquer la façon dont on accueille les nouveaux habitants quand on construit un nouveau quartier.

Avant même que les premiers aménagements ne voient le jour sur ce qui deviendra le quartier des Hauts Vallons, les élus de la liste d’Étampes Solidaire avaient dénoncé l’absence d’anticipation d’une majorité municipale donnant la priorité aux opérations immobilières et se contentant de promesses pour le reste.

Que le maire tente désespérément de justifier son imprévoyance en accusant pêle-mêle l’opposition municipale, le département et la région de tous les maux dont il est pourtant seul responsable, ne change rien aux problèmes rencontrés par les habitants.

Nous ne pouvons entrer dans ce jeu qui consiste à exacerber les tensions là où il faudrait de l’écoute et du dialogue. Nous avons pu mesurer à quel point les hésitations, les revirements et les tentatives de manipulation pouvaient être inefficaces et dangereuses.

Ces brèves illustrations témoignent que si l’existence qu’on nous impose a resserré l’espace du rêve devant nous, ensemble, nous avons des ressources pour rendre le présent plus respirable.

Tout cela, ne l’oublions pas, se passe dans un pays où les fondements même de  notre République sont mis à mal. Où l’égalité des droits est devenue une coquille vide. Où la laïcité recule. Où l’accès aux soins n’est plus garanti pour tous. Où l’école publique n’en peut plus de subir le marteau pilon du toujours moins de moyens.

Toutes nos protections sociales sont laminées et nos services publics sacrifiés.

Et alors que, requinquées, la banque et la finance prospèrent comme jamais, l’étau du chômage et des injustices sociales avec, rappelons-le,  1200 demandeurs d’emploi à Étampes, broie la vie de millions de nos concitoyens. Mais nos gouvernants, notre accessoirement maire et accessoirement député, restent eux, droits dans leurs bottes. Ils prévoient même et c’est tout un symbole, de supprimer l’impôt sur la fortune. Décidément on ne se refait pas.

La ville de demain, sera celle qui  maîtrisera son destin, se développera durablement, proposera les logements pour  accueillir une diversité de population, celle qui se construira dans l’humain.

Puissions-nous, mesdames et messieurs, nous en convaincre durant cette année.

 

Encore une fois nous vous souhaitons une bonne …

…Une très  chaleureuse année 2011.

 

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