Tribune du mois de novembre 2011

LOGEMENT SOCIAL : UN CHANTIER EN PANNE

 L’opération de rénovation urbaine menée à Étampes avec l’aide de l’État, est une évidente nécessité pour les habitants des Emmaüs St Michel qui ont eu le bonheur de quitter un habitat à la limite de l’insalubrité pour emménager dans des logements neufs et sains.

Mais cette urgence en terme de qualité que nous revendiquions avec eux dès la campagne des municipales de 2008, nous amène à examiner de plus près la situation du logement social à Étampes, loin d’être aussi idyllique que la majorité de droite voudrait le faire croire.

Nous sommes bien loin des 2498 logements sociaux représentant un taux de 30 % affiché sur le site internet de la ville car déjà, Étampes qui en comptait 2310 en 1999 n’en comptabilisait plus que 2134 en 2008 (base de données logement INSEE) par le jeu de l’accession à la propriété et du désengagement de certains partenaires comme Batigère, le parc locatif social s’est considérablement appauvri.

Si l’accession à la propriété est légitime pour toutes les familles, pour les élus d’Étampes Solidaire, Rassemblement de la Gauche, des Ecologistes et Républicains, la vente du parc social doit obligatoirement s’accompagner par la mise en chantier de nouveaux programmes.

Le taux de logements HLM est ainsi descendu à un peu plus de 21% et se rapproche du minimum imposé par la loi SRU qui fixe le seuil à 20%.

Durant ce temps, le parc privé s’enrichit de près de 600 logements nouveaux entre 1999 et 2008, auxquels il faut ajouter des réalisations commercialisées depuis, comme la collégiale Notre Dame ou les Hauts Vallons.

Avec sa politique du logement, non seulement Franck Marlin ne construit pas de LOGEMENTS sociaux, mais il en
détruit
.

Presque au terme de 3 mandats, il s’obstine à conduire une politique de classe, qui devient même un frein au développement de notre ville.

Le manque de logements sociaux constitue un véritable handicap pour les familles qui s’agrandissent ou les jeunes étampois (célibataires ou en couple) ne pouvant pas accéder à la propriété ou au parc locatif privé souvent trop cher. Les plus modestes, déjà fragilisés par la crise se voient contraints de s’expatrier dans les zones plus urbaines de l’Essonne. C’est bien un tri de la population sur le critère du pouvoir d’achat qui a ainsi été mis en place.

En cela, Franck Marlin se situe dans la ligne de ses amis au gouvernement qui considèrent dans un récent rapport que le logement public doit devenir un marché comme un autre où il faut encourager la privatisation et la concurrence.

Nous pensons quant à nous, qu’à Étampes comme partout en France, le logement social n’est et ne doit pas devenir une marchandise en ce qu’il constitue un bien essentiel, facteur fondamental de la cohésion sociale. Décidemment, il faut en finir avec cette politique et chasser ceux qui la conduisent.

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