Tribune de septembre 2012

DEBUT JUILLET : PAS DE PARUTION… PAS DE TRIBUNE DE L’OPPOSITION !

C’est bien la dernière trouvaille de la majorité municipale pour ne pas affronter la parole des élus de l’opposition. Suite au Conseil municipal présentant le Compte administratif de la commune pour l’année 2011, les élus des différentes listes devaient disposer d’une tribune mensuelle augmentée de moitié. Un arrière-goût de censure, ce petit coup de fil rappelant l’encart en p.6 du dernier journal de juin : «Etampes info suspend sa parution et donne rendez-vous à ses lecteurs le vendredi 31 août…»

DETTE DE LA VILLE : UN HOLD-UP SUR L’AVENIR !

Avec un niveau d’endettement qui approche 2,5 fois le niveau national moyen, Étampes bat son précédent record de  2010.

Alors que les villes de même importance ont un endettement par habitant de 1036€, Étampes atteint 2407€. Nous payons donc au prix fort, l’affichage politique du maire UMP avec son fameux 0% d’augmentation des impôts car demain, pour rembourser l’énorme dette et revenir à un niveau normal, il faudra les augmenter de 140€ par an pendant dix ans !

De même pour le pseudo plan de relance de l’équipe UMP qui n’a rien relancé du tout et dont nous attendons toujours le moindre effet positif.

En 2009, la majorité municipale annonçait : « ce plan permet de répondre encore plus clairement et précisément à la question : A quoi servent mes impôts ?« … Après avoir recherché des économies en interne, elle avait été contrainte de financer son Plan par le biais d’une hausse de 8 % des taux communaux à laquelle, seuls les élus d’Étampes Solidaire, Rassemblement de la gauche, des écologistes et républicains s’étaient fermement opposés.

Curieux que la possibilité réaffirmée lors du Conseil municipal par le maire, d’user de notre droit de consulter les comptes en mairie soit suspendue ! Avec pour seule réponse à nos demandes de rendez-vous de fin juin une impossibilité «…faute de personnel …»???

Souvenons-nous qu’à l’époque, la droite annonçait un fort volume de travaux « au service de l’emploi et des entreprises locales« , la mise en place de nouveaux services publics « répondant aux attentes des Étampois et aux besoins des personnes les plus démunies« .

Qu’en est-il aujourd’hui ? Si nous ne doutons pas que des entreprises aient pu en bénéficier, l’emploi local n’a pourtant pas progressé et les chiffres du chômage sont toujours aussi mauvais. Quant aux personnes les plus démunies, elles sont aujourd’hui encore plus nombreuses.

Personne ne peut vivre dans l’insécurité sociale et pas plus dans l’insécurité financière, fruit d’une gestion irresponsable que la majorité doit assumer dès aujourd’hui sans attendre une mise sous tutelle qui serait catastrophique pour tous les Étampois.

 

LES VACANCES, UN DROIT A CONQUERIR

La montée du chômage et de l’exclusion ne permettent plus à des millions de familles salariés et précaires, de partir en vacances. Cet été, 42% de français n’ont pas pris de vacances et plus de 10% de la population, les exclus du monde du travail, ne partent jamais.

Pourtant, les vacances offrent plus que du repos. Elles rompent avec le quotidien et resserrent les liens de ceux qui partent ensemble, elles élargissent les champs de la connaissance, des rencontres et de l’échange avec d’autres personnes et d’autres cultures, elles enrichissent l’individu. Bien réalisé, le départ en vacances sert alors de levier pour une remobilisation.

Penser que, faute de travail, on ne mérite pas le droit aux vacances est inacceptable, de plus, ce droit est inscrit dans la Loi de 1998 contre les exclusions. Le départ en vacances est l’un des moteurs de la cohésion sociale, en être privé est une forme renforcée de l’exclusion.

Pour certaines familles, une aide financière seule ne suffirait pas. Pour les collectivités locales, l’accompagnement aux vacances des familles constitue un formidable outil d’action sociale.

A Etampes, la majorité UMP du maire favorise le départ des jeunes des quartiers populaires, souvent plus par souci de paix sociale estivale que de droit aux vacances. En réalité, il manque une véritable politique sociale centrée sur les familles dans cette ville. Il reste donc un travail immense à effectuer. Nous sommes prêts et c’est l’engagement que nous prenons.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Aide

WordPress theme: Kippis 1.15
Notre Newsletter pour suivre l'actualité municipale
Je Valide