Réforme des rythmes scolaires : de la fébrilité à la colère!

rythmes2C’est avec beaucoup de fébrilité que les familles Etampoises ont attendu cette rentrée scolaire qui se voulait revendicative et virulente contre la réforme des rythmes scolaires. Après avoir organisé la lutte contre une réforme qui instaure des inégalités territoriales, la municipalité abandonne en rase campagne l’ensemble des familles Etampoises 5 jours avant la rentrée scolaire.

Notre groupe avait attiré l’attention de la majorité en place dès la mandature précédente sur la nécessite de préparer au mieux ce bouleversement organisationnel que constitue la réforme des rythmes scolaires. En 2013, nous avions décidé de retarder d’une année l’application de cette réforme en votant son report en conseil municipal. Le temps supplémentaire a malheureusement été utilisé pour souffler sur des braises d’une colère légitime qui sera jetée aux ordures par la baronnie locale quelques mois plus tard. Serions-nous devenus des pions dans un jeu politique ? Ils se permettent de manipuler, mentir et renier leurs engagements. Ce pétard mouillé risque fort de leur exploser à la figure, le peuple d’Etampes n’acceptera pas la politique des reniements permanents !

Farida Amrani, conseillère municipale d’Evry, a démontré à plusieurs reprises dans sa ville que cette organisation du temps scolaire s’appuie sur un objectif économique et permet de dégager une marge financière sur le dos des enfants. Pour rappel, la subvention allouée est de 154€ par enfant (CAF+Etat). Pensez-vous réellement qu’il n’y ait pas de quoi financer un service de ramassage scolaire entre les écoles et le centre de loisir une fois par semaine le mercredi?
Cette politique n’est plus tenable parce qu’elle nous pousse à nous définir par catégorie sociale et non parce que nous sommes toutes et tous : des citoyen(ne)s Etampois(es). Il est important de remettre en perspective l’impact de cette organisation sur notre vie de famille. Cette politique organise une discrimination entre les travailleurs avec et sans emploi en compliquant le choix des familles. La municipalité n’ayant pas mis en place un transport scolaire entre l’école et le centre de loisirs, elle impose de sauter l’école du mercredi pour les familles dont les deux parents travaillent. Cette politique fera naitre chez certain un ressentiment vis-à-vis des sans-emplois qui peuvent récupérer leur enfant le mercredi 12h à l’école ! Vous cherchiez qui alimente le FN ? Vous avez la réponse….. Il est possible de faire autrement en mettant tout le monde sur le même pied d’égalité mais la droite préfère créer des divisions artificielles entre nous. Ça suffit !

Nous pensons que cette réforme est nécessaire mais sa construction, sa mise en place, dans le cadre de politique d’austérité, engendre des inégalités territoriales de prise en charge des enfants. Elle modifie aussi les conditions de travail des enseignants qui se trouveront une nouvelle fois en première ligne. L’ironie de cette réforme qui était voulue par Luc Chatel (UMP) alors ministre de l’éducation nationale du gouvernement Fillon. Reprise par Vincent Peillon, nouveau ministre PS de l’éducation nationale, l’UMP est vent debout contre cette réforme alors que la droite était prête à l’appliquer. Localement, Etampes Solidaire n’a pas voté les motions partisanes de la majorité. Cette majorité ne remettant jamais en cause les politiques de réduction des dotations de l’état aux communes qui nous empêchent d’avoir des politiques publiques répondant aux besoins des citoyens.

Rappelons simplement que l’éducation nationale permet la transmission de nos valeurs communes de Liberté, Egalité, Fraternité qui sont fondatrices de notre République. Voir des élus irresponsables saborder le vivre ensemble pour des logiques partisanes, montre une fois de plus que notre système démocratique est à bout de souffle.

La municipalité doit faire une demande pour la création d’un arrêt supplémentaire sur chaque ligne de bus au centre de Loisirs (pour le mercredi) ;

La municipalité doit ouvrir l’accueil du mercredi matin afin de permettre aux parents de déposer les enfants avant de partir travailler ;

La municipalité doit mettre en place un vrai plan de concertation avec les parents et enseignants pour décider démocratiquement des activités périscolaires ;

La municipalité doit suivre le budget consacré à la réforme et demander à l’état de compenser à l’Euro près les dépenses liées à cette réforme ;

La municipalité doit utiliser obligatoirement les subventions de l’état et la caisse d’allocations familiales au bénéfice exclusif des enfants et non pour le remboursement de la dette.

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